polo
27-06-2007, 11:29
http://www.lexpansion.com/art/134.0.158953.0.html
Exclusif : Les douanes en alerte sur les protéines végétales chinoises
LExpansion.com
La mort aux Etats-Unis de milliers d'animaux ayant mangé des aliments contaminés en provenance de Chine pousse les douanes française à renforcer leur contrôles. En Grèce et en Pologne des traces de la substance incriminée ont été retrouvées.
Les tensions entre la Chine et l'industrie agroalimentaire occidentale ne sont pas près de s'apaiser. La Commission Européenne a demandé, dans une note datée du 2 mai 2007, à tous ses Etats Membres de prendre des mesures de contrôles concernant l'importation de protéines végétales en provenance de Chine. En cause, la découverte aux Etats-Unis de mélamine, un additif chimique à manier avec précaution qui accroît artificiellement le taux de protéine des aliments. Retrouvé dans des boîtes de nourriture pour chiens, elle a provoqué outre-Atlantique la mort de plus de 4.000 animaux. « La DGCCRF nous a alerté en nous demandant de procéder à des contrôles vétérinaires renforcés sur les importations de protéines végétales destinées à la consommation animale et humaine », confirme-t-on aux services des douanes françaises. "Les analyses réalisées à ce jour n'ont pas révélé d'anomalies", affirment dans un communiqué commun la DGCCRF, le Ministère de l'Agriculture et la Direction Générale des Douanes. En revanche, selon un porte-parole de la Commission Européenne, les douanes polonaises et grecques ont retrouvé des traces de melamine dans du gluten de blé et des protéines de riz en provenance de Chine obligeant les autorités à retirer du marché les produits incriminés. Même scénario en Allemagne où de la mélamine a été retrouvé dans des boîtes de nourritures pour chiens importées d'Afrique du Sud (des analyses sont en cours pour déterminer l'origine des ingrédients).
Alors que les géants de l'agroalimentaires américains sont sur le qui-vive, tout comme la Food & Drug Administration, les industriels présents sur le Vieux Continent, contactés par L'Expansion ne semblent pas pour l'heure préoccupés. Le groupe Nestlé a passé au crible toutes les matières premières de ses fournisseurs pour s'assurer qu'aucun d'eux n'utilise le produit incriminé en provenance de Chine. « D'une manière générale, nous évitons de recourir à des matières premières en provenance de pays où les contrôles nous semblent insuffisants », dit-on au siège du groupe. En Chine, la crise est prise très au sérieux. Il faut dire qu'au même moment, le Panama et la République dominicaine ont été contraint de retirer de la vente près de 50.000 tubes de dentifrice. Produits par deux sociétés chinoises, des lots contenaient du diéthylène glycol, un dangereux solvant industriel. Retrouvé dans un sirop pour la toux, il avait provoqué l'an dernier la mort d'une centaine de personnes au Panama. Les sous-traitants chinois avait à l'époque remplacé la glycérine par le solvant pour faire baisser ses coûts de production. Chaque année, la Chine exporte pour 22,3 milliards d'euros de produits alimentaires et pharmaceutiques.
Géraldine Meignan et Chloé Hoorman
Exclusif : Les douanes en alerte sur les protéines végétales chinoises
LExpansion.com
La mort aux Etats-Unis de milliers d'animaux ayant mangé des aliments contaminés en provenance de Chine pousse les douanes française à renforcer leur contrôles. En Grèce et en Pologne des traces de la substance incriminée ont été retrouvées.
Les tensions entre la Chine et l'industrie agroalimentaire occidentale ne sont pas près de s'apaiser. La Commission Européenne a demandé, dans une note datée du 2 mai 2007, à tous ses Etats Membres de prendre des mesures de contrôles concernant l'importation de protéines végétales en provenance de Chine. En cause, la découverte aux Etats-Unis de mélamine, un additif chimique à manier avec précaution qui accroît artificiellement le taux de protéine des aliments. Retrouvé dans des boîtes de nourriture pour chiens, elle a provoqué outre-Atlantique la mort de plus de 4.000 animaux. « La DGCCRF nous a alerté en nous demandant de procéder à des contrôles vétérinaires renforcés sur les importations de protéines végétales destinées à la consommation animale et humaine », confirme-t-on aux services des douanes françaises. "Les analyses réalisées à ce jour n'ont pas révélé d'anomalies", affirment dans un communiqué commun la DGCCRF, le Ministère de l'Agriculture et la Direction Générale des Douanes. En revanche, selon un porte-parole de la Commission Européenne, les douanes polonaises et grecques ont retrouvé des traces de melamine dans du gluten de blé et des protéines de riz en provenance de Chine obligeant les autorités à retirer du marché les produits incriminés. Même scénario en Allemagne où de la mélamine a été retrouvé dans des boîtes de nourritures pour chiens importées d'Afrique du Sud (des analyses sont en cours pour déterminer l'origine des ingrédients).
Alors que les géants de l'agroalimentaires américains sont sur le qui-vive, tout comme la Food & Drug Administration, les industriels présents sur le Vieux Continent, contactés par L'Expansion ne semblent pas pour l'heure préoccupés. Le groupe Nestlé a passé au crible toutes les matières premières de ses fournisseurs pour s'assurer qu'aucun d'eux n'utilise le produit incriminé en provenance de Chine. « D'une manière générale, nous évitons de recourir à des matières premières en provenance de pays où les contrôles nous semblent insuffisants », dit-on au siège du groupe. En Chine, la crise est prise très au sérieux. Il faut dire qu'au même moment, le Panama et la République dominicaine ont été contraint de retirer de la vente près de 50.000 tubes de dentifrice. Produits par deux sociétés chinoises, des lots contenaient du diéthylène glycol, un dangereux solvant industriel. Retrouvé dans un sirop pour la toux, il avait provoqué l'an dernier la mort d'une centaine de personnes au Panama. Les sous-traitants chinois avait à l'époque remplacé la glycérine par le solvant pour faire baisser ses coûts de production. Chaque année, la Chine exporte pour 22,3 milliards d'euros de produits alimentaires et pharmaceutiques.
Géraldine Meignan et Chloé Hoorman