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Version complète: Mahyar monshipour Vs Anselmo Moreno
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Citation :
"Opposé au Panaméen Anselmo Moreno (25 victoires dont huit avant la limite, un match nul et une seule défaite) en championnat du monde WBA des coq, Mahyar Monshipour n'est pas parvenu à s'emparer de la ceinture mondiale, trois ans après la perte de son titre WBA des super-coq face au Thaïlandais Somsak Sithchatchawal. Moreno a gagné aux points (113-116, 112-116, 115-113)."

Mon avis sur le match :

Sur le papier, ça n'était pas joué du tout...36 mois sans combattre et s'entraîner...10 ans d'écart avec son adversaire...Mahyar tentait un véritable coup de poker!

Les trois premiers rounds semblent vraiment difficiles pour le français...Malgré le fait qu'il avance constamment sur son adversaire, ses coups sont rares, manquent de précision...Sa boxe est confuse, timide...Le combat est un peu brouillon...Tandis que le Panaméen, frappe, ou du moins donne des coups...Car, son style de boxe est basé sur le nombre de "touches"...On le voit bien, il boxe, même en reculant, surtout en reculant...

Je suis un peu mitigé à ce moment du combat, et m'inquiète pour les rounds suivants...4ième round, 5ième round...Mayhar est encore un peu maladroit avec sa boxe et malgré ça, on sent qu'il cherche le coup dur...Il matraque de gros "parpaings"...Mais ça manque toujours de précisions et beaucoup de coups fusent dans le vide...Il fait chaud, les deux hommes sont en nage...Ca n'arrange rien!

Rounds 6 et 7...Un doute s'intalle, même si on sent que le Français en veut...Il avance toujours, même si ça n'est pas beau à voir, on sent qu'il a faim...Qu'il trouve le rythme, qu'il prend la mesure de son adversaire...Mais on se demande s'il tiendra la distance!?!

Pour moi, le 8ième Round et LE round par excellence....On sent que quelque chose se passe dans la tête de Mayhar...Il se rue une énième fois sur son adversaire, et on sent que sa boxe se délie, ses mouvements prennent de l'amplitude, les coups sont plus secs...La panaméen commence a être éprouvé, on sent le doute dans son regard à la fin du round...

Le marathon est lancé sur les rounds suivants, mais avec moins de succès...Car Moreno frappe toujours, il esquive, il est rapide...Presque insaisissable...On aurait envie de le coller dans un coin et de la matraquer, tellement il en devient énervant d'agilité!

Mayhar en veut, mais malheureusement, le combat reste pour Moreno qui fait son métier de boxeur, et inlassablement travaille sur le français à tous les niveaux...On perçoit cependant que le travail au corps de Mayhar sur son adversaire, déstabilise ce dernier...Qui semble plus sensible aux coups...

Jusqu'au 12ième, il va falloir tenir et le marathon devient un sprint, c'est à celui qui frappera jusqu'au son de la cloche...Encore une fois, Monshipour comble son retard...Mais le sud américain continue son boulôt...Les deux boxeurs sont usés...Mais le poids des années se fait sentir et la fierté, et l'orgeuil de Mayhar le poussent à continuer, malgré la fatigue...A la fin du match, on se dit qu'il va manquer un round pour que le Français puisse prétendre à la victoire...La décision (partagée tombe)...MORENO...Mayhar l'avait déjà compris...Fair play, il assume sa défaite...Mais quel match!!!
Quel guerrier ce MONSHIPOUR!!!

Bravo petit Homme, ton courage est grand...Super match, ça faisait longtemps que je n'avais pas passé une aussi bonne soirée de Boxe!!!

Merci!
Belle analyse, je ne sais pas ce que fera Mahyar après ce combat, mais quoi qu'il en soit il peut garder la tête haute et a montrer une belle leçon à plus d'un boxeur !
Boxe - Coq
Monshipour s'éloigne des rings
Mayhar Monshipour, battu aux points samedi soir par le Panaméen Anselmo Moreno, tire un trait sur sa carrière de boxeur et de promoteur.
Monshipour tire un trait sur sa carrière de boxeur et de promoteur. (EQ)



«Quand j'aurai 50 ans, je n'aurai pas de regret. Je suis allé au bout de mon histoire. Je n'ai pas été ridicule» C'est par ces mots-là que Mahyar Monshipour a tiré un trait cette fois définitif sur sa carrière de boxeur puis de promoteur... Mahyar le boxeur a échoué dans sa quête d'un nouveau titre mondial, Monshipour le promoteur a laissé une fortune dans l'organisation d'une audacieuse tournée de retour, mais l'homme a dit adieu aux rings avec panache et dignité, après une défaite qui va sans doute contribuer à nourrir sa légende. Face à un boxeur à qui il rendait dix ans, le Français d'origine iranienne s'était interdit l'humiliation de la défaite. Il se projetait même vers une fin en apothéose pour le 18 mars 2010 à Dubaï, en offrant ainsi un championnat du monde aux Iraniens en exil. Mais, Monshipour a dû ravaler ses ambitions. Et c'est en souriant, arcade droite ouverte et visage tuméfié, qu'il a rendu les armes. Attaquant, agressif, virevoltant autour d'un adversaire replié en défense et dominateur en contre, Monshipour a perdu ses illusions dans la recherche d'un improbable KO.

Monshipour l'organisateur était fier d'avoir réussi coûte que coûte son pari: «J'ai organisé mon propre championnat du monde tout seul avec Amaury (son assistant). Je suis le deuxième boxeur à l'avoir fait. J'y ai laissé des plumes mais tant pis.» Au total, ce sont 70 000 euros sur les 400 000 qu'ont coûté la soirée poitevine que Mahyar a dû mettre de sa poche. Sans compter l'argent investi depuis décembre dans les trois premiers combats d'une tournée de retour baptisée évidemment «Pour l'honneur». Le public, qui l'aime pourtant, n'a pas vraiment suivi. Les partenaires se sont fait prier, à l'image du Futuroscope, allié de toujours, qui a refusé de faire un geste. «Je n'ai plus les moyens de continuer. Dans tous les sens du terme», a confié Monshipour qui poursuivra ses activités de promoteur jusqu'au 31 décembre pour respecter les engagements pris auprès de Daouda Sow et Khedafi Djelkhir, les deux vice-champions olympiques passés professionnels sous son aile. «Le 1er janvier, je retournerai travailler avec beaucoup de plaisir au Conseil général de la Vienne (où il est directeur adjoint des sports, actuellement en disponibilité). Et je pourrai regarder les gens dans les yeux.»

Et de conclure : «J'ai 34 ans, je ne suis pas fou. J'ai raccroché il y a trois ans et demi parce que l'envie n'était plus là mais je n'étais pas allé au bout de mon histoire. C'est fait.» (Avec AFP)

http://www.lequipe.fr/Aussi/breves2009/2...iller.html
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