Bonjour,
Je voudrais ouvrir un sujet sur l'utilisation du fila à la chasse.
Disposition du fila
comment chasse le fila
comment le faire chasser
quel est son comportement avec les autres chiens et les autres chasseurs en action de chasse
L'opportunité de développer son utilisation à la chasse et l'avantage de cette utilisation pour le chien et pour la race
Voici quelques nouvelles de l'apprentissage de E-Vanille du Brazilianklans(9 mois) et ECCE des grands korrigans.
Cette saison nous avions la sécheresse et peu de sangliers.
La sécheresse n'est pas évidente pour l'apprentissage car le conducteur ne voyant pas de traces ne sait pas si le chien suit un gibier ou promène.
Il ne sait pas non plus si le chien suit le gibier auquel on veut le créancer.
Le peu de sanglier dans la montagne n'aide pas.
Nous n'en sommes qu'à une petite vingtaine de sangliers alors que la saison précédente nous en étions, à la même époque, à au moins 80.
Les chiens ont tendance à se mettre sur le chevreuil ou sur les Isards (chamois).
On "lève" peu c'est frustrant pour nous et les chiens.
Dans ces conditions et aussi pour éviter les blessures aux chiens (trop jeunes), je comptais aller au parc à sanglier là où les sangliers sont de petite taille et non "armés".
Las le parc de l'Aude et celui des pyrénées orientales manquent de jeune sangliers... il faudra attendre fin janvier pour savoir si Vanille et ecche font bien le ferme sans attaquer le sanglier (ma crainte de retrouver un chien de plus de 60 kgs blessé en montagne explique cela).
Cependant, la neige est venue à mon secours.
Les traces laissées par le gibier (et les chiens et les promeneurs) permet de savoir enfin ce que font les chiens.
Dès la première neige, je les ai sorti.
Ils ne promenaient pas au gré des odeurs, il suivaient les traces laissées par les sangliers enfin celui qu'ils avaient flairés en premier.
Vanille anticipant un peu plus, ecche collé aux traces (comme mon regretté Caõ).
Vanille chassant plus volontier au vent ...
Rassuré je fis plusieurs sorties à des endroits différents et je m'aperçu que les filas parteient sur les traces les plus fraîches (lorsque le sanglier en passant a arraché la neige et fait retombé de la terre non gelée sur la neige. Ou ayant donné des coups de groins pour trouver des vers ou des chataîgne ensevelie sous la neige.
Pas de contrepied (dans la neige on sait facilement la direction prise par le gibier).
Rassuré, j'ai décidé de faire les traces avant la battue pour savoir à quel endroit on pouvait "trouver" les trop rares sangliers.
Dans nos sociétés de chasse l'abondance nous avait fait perdre cette habitude.
J'ai mes limiers débutant certes mais des limiers silencieux qui écoutent et ne vont pas loin (pour l'instant il ne partent pas à plus de 100m de moi (plus tard, je les laisserais partir).
Donc sans déranger le gibier. Ce jeudi je décide de prospecter certaines remises pour savoir si il y a des sangliers pour le samedi suivant (hier).
Tous les membres de la battue étaient d'accord pour dire qu'à un certain endroit les sangliers ne s'y mettaient plus.
Pour cette raison, on n'y avait plus chassé depuis un mois et on comptait faire un autre endroit le samedi.
Je pris donc les deux filas et à l'inverse des autres décidai de m'y rendre à la recherche de présence de sanglier.
Nous partons de loin et effectivement pas de traces aux remises habituelles.
On continue, soudain les filas s'attardent (il n'y avait plus de neige) devant un roncier quasiment impénétrable.
Je connais bien cette attitude et défend à vanille de s'y engoufrer (à la fois pour ne pas déranger les animaux (qui, s'ils sont déranger ne seront plus là le samedi) et aussi pour éviter qu'elle ne se blesse si d'aventure
elle est confronté à un gros mâle.
Je décide de contourner le roncier plutôt que d'y rentrer.
Je rapelle vanille et lui laisse le choix de la direction de contrournement.
Elle choisi, nous suivons.
Elle décide de prendre un ancien chemin perdu, difficile car la végétation y est dense.
Nous tombons sur une ancienne bauge fraîchement visitée (de tout : du très gros du gros du moyen du petit, une compagnie)...
Je prospecte les environs et constate l'existence d'un ancien poste abandonné (le n°55) qui n'a plus était pris de puis plus de 10 ans et dont l'accès s'était bouché.
J'appelle le chef de battue pour lui faire part de ma découverte.
IL est sur répondeur.
Je n'insiste pas et le samedi en me rendant au local de chasse, je me dis que l'on fera la montagne comme cela avait été décidé.
A mon arrivé (j'avais déjà rabattu avec la chienne un mois auparavant), on me questionna et le chef de battue qui avait rabattu avec moi me fit confiance (au fait au jeunes chiens comme il dit) au point qu'il choisi de se poster au ..N°55.
Bilan : 8 sangliers levés et deux morts.
A l'unanimité et sachant que l'on n'a pas beaucoup de sanglier les chasseurs on convenu que c'était leur plus belle matinée de chasse de la saison.
Ils ont un peu rigolé parce que, pour une fois qu'un chasseur indique précisément, grâce aux chiens, l'endroit précis où se trouvaient les sangliers, il n'a pas tiré. Alors que je tire presque à chaque sortie sur un gibier.
Les sangliers ont été tous levés dans un périmètre de moins de 50m de l'endroit que j'avais indiqué.
De la chance certes que les sangliers soient restés là.
Mais quand même, il faut des sacrés chiens pour les avoir trouvé.
Alors oui je confirme Caõ n'était pas le seul fila avec un instinct (et des compétence) de chasse.
Avec d'autres trop rares chasseurs, en voici deux autres.
A partir de fin janvier ils iront au parc à sanglier.
Je verrai leur prudence face aux sangliers et je pourrais alors envisager de les laisser totalement chasser sans les retenir de la voix.
Je serais rassuré ou au contraire, je saurais que je devrais les éduquer à plus de sagesse sur l'animal.
Entretemps, je préparerai les chasses avec eux.
je suis très contente de lire d'aussi bonnes nouvelles
pour moi cela prouve que nous pouvons avoir du fila avec de l'ossature et de la peau mais qui peut travailler
comme quoi on peut sélectionné et conservé beauté travail et caractère.
Je suis fière de Ecce et de sa mère.
Merci Gauthier
C'est exactement ce que je recherche pour mon futur Fila : " beauté travail et caractère"...
Ecche 5 mois sera pesé à nouveau bientôt mais c'est du costaud...
Il devrait dépasser les 30 kg sans soucis.
Beaucoup d'os effectivement et de la peau.
Il suit sans soucis E-Vanille pendant au moins deux heures.
Il passe partout... à son aise mais vraiment partout.
Parfois quand je grimpe un talus et que je dois me retenir à la rare végétation je crain qu'il ne puisse y monter "le petit gros" et, en fait, il passe sans soucis (ce sont et c'est le cas de le dire des 4x4). Le fait qu'il fasse l'amble et les autres pas leur confère une stabilité et une agilité qui permet des prouesses peu ordinaires pour leur poids.
L'arrière peut être indépendant de l'avant et idem évidement pour les deux membres du même côté.
Voila, E-Vanille à 11 mois a fait le ferme par deux fois sur apparement le même animal en aboyant.
Elle est partie seule (alors qu'elle m'attendait avant) par deux fois pendant deux heures et j'ai dû siffler appeler etc... elle est revenue.
La troisième fois elle est partie comme un boulet de canon et j'ai sifflé de suite car je n'étais pas en battue et que je ne lui avait pas mis le gilet de protection...j'ai entendu un ferme au loin (environs 4 kms en montagne). J'ai pris peur, appelé mon épouse car j'étais vraiment trop loin pour qu'elle prenne la voiture et se rende sur le lieu à 500 m de chez moi (près d'un poste à sanglier que je connais bien et qui correspond au trajet du sanglier lorsqu'il est levé là où j'étais).
Mes fils et mon épouse ont entendu l'aboiement furtivement puis la clochette qui s'éloignait pour revenir vers mois (à l'opposé).
Nous suivions le déroulement au tel
Puis j'entends au loin sur la commune voisine un autre ferme éloigné de moi d'environ 4 à 5 kms.
Le sanglier a dû s'échapper du premier ferme et repartir en sens inverse pour continuer sur son trajet habituel en suivant le ravin de l'autre côté. Quand le sanglier est levé à cet endroit il prend l'une ou l'autre des direction. Ce qui explique qu'échappant au premier ferme, il revient pour partir dans la direction opposé.
Je n'étais plus à l'endroit où elle avait levé le sanglier mais au parking ayant "rangé" le petit.
Après moult coup de sifflet, la chienne est revenue poil dressé au bout d'une heure 30 minutes.
Pas de blessures ...ouf.
Elle a repris mon pied pour revenir.
Bonne évolution : ferme avec aboiements sonores (alors que jusqu'à maintenant elle ne jappait pas sur le sanglier ni le poursuivait, se contentant de lever de de me revenir.
Ferme apparemment classique et prudent sans chercher à saisir l'animal (à confirmer plus tard).
Retour en suivant mon pied (elle le faisait déjà en reprenant le sien lors de ses deux autres échappées).
Caõ qui était un chien d'exception n'a fait le ferme qu'à 12 mois.
J'attends quelques mois pour organiser avec d'autres des sorties au parc pour confirmer la poursuite et le ferme prudent et aussi bien sûr le comportement neutre vis-à-vis des autres chiens dans ces circonstances.
Il est à remarquer qu'ECCE avait lui aussi "pris" le sanglier mais il est revenu au rappel... heureusement.
Quoiqu'à son âge il n'aurait pas pu rattraper le sanglier.
Je dois préciser que lorsque les chiens chassent hors battues, donc avec moi seul, ce sont dans des circonstances (normalement) où les chiens obéissent au rappel et que je chasse sur une commune où le sanglier de rencontre est possible.
Chez nous = Prades dont j'ai la carte.
Je chasse alors (là je dois arrêter car la chienne part comme un chien courant et, depuis peu, ne revient plus au rappel lorsque l'animal est proche) le petit gibier licite et le sanglier de rencontre qui est permis.
Le petit gibier seul est possible tant que le chien trop jeune pour "partir" et attend encore le maître. Le bruit qu'ils font plus que leur quête "lève" le petit gibier.
Ainsi il arrive qu'ils me "sortent" un lièvre ou un lapin.
Enfin, je les sort au petit gibier quant ils sont jeunes pour les "sortir" et leur donner le goût de la chasse. En un mot il s'agit de les entraîner.
Même si cela paraît incohérent si, en parallèle, on renforce leur goût du sanglier lorsqu'ils atteignent un certain âge (9 à 12 mois), ils se créancent naturellement à ce gibier. C'est-à-dire lorsqu'ils prennent confiance en eux et naturellement se lancent à sa poursuite.
S'il le faut une ou quelques séances de parc à sanglier et ils repartent.
D'ailleurs, ma récente mésaventure vient du fait que je n'ai pas été assez vigilant et malgré leur deux précédentes courses sur gibier, je n'ai pas pû arrêter E-Vanille qui, au lieu de me suivre ou revenir pour la bécasse, est partie sur un sanglier.
En dehors de mon inquiétude pour elle, j'avais l'air fin avec mon bécassier et mes cartouches de 12, plomb de 6